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mardi 12 décembre 2017 (heure non définie)

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Pas un euro de plus pour les énergies du passé

Du 10 au 12 décembre prochains, mobilisons nous en masse pour dire haut et fort : pas un euro de plus pour les énergies du passé !

Le 12 décembre prochain, deux ans après l'adoption de l'Accord de Paris, la France accueillera un sommet international "Finance et climat".

Le compte n'y est pas : les émissions de gaz à effet de serre continuent à augmenter à un rythme soutenu, les États ne tiennent pas leurs engagements et accordent des subventions, aides au développement ou prêts à l'industrie fossile et aux promoteurs des fausses solutions, au premier rang desquels le nucléaire. Les banques et les compagnies d'assurances soutiennent elles aussi les projets destructeurs du climat.

Maintenir le réchauffement climatique en dessous des 2°C, c'est à dire une terre vivable et vivante, impose de stopper ces financements à leur source : pas un euro de plus ne doit aller vers les activités destructrices du climat. Les financements doivent être intégralement réorientés dans le soutien à la transition vers des sociétés justes et durables.

350.org, Alternatiba, les Amis de la Terre France, ANV-COP21, Attac France, Bizi!, le CRID, la Fondation pour la Nature et l'Homme, le Réseau Action Climat France, Oxfam France, le REFEDD préparent ensemble des mobilisations de masse, pour faire entendre nos voix.

  • Le 10 décembre, vous pourrez participer à un Tribunal des peuples qui, après les témoignages des personnes impactées jugera la finance climaticide. Nouveau Théatre de Montreuil, au métro Mairie de Montreuil
  • Le 12 décembre, nous nous retrouverons au lever du soleil, pour une action de masse, dans un lieu iconique de Paris pour faire entendre haut et fort notre voix et appeler la France et la communauté internationale à passer enfin aux actes et exiger l'exemplarité de la France.

Si vous souhaitez rejoindre la mobilisation, faites le nous savoir et inscrivez-vous ici !

Lien : https://paris.demosphere.eu/rv/58175
Source : https://pasuneurodeplus.info/
Source : https://france.attac.org/agenda/article/d12-p...


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Déclaration commune d'habitant.e.s de territoires en lutte

face au sommet climat du 12 décembre à Paris

Le 12 décembre à Paris, à l'occasion du du second anniversaire de la COP 21, se tiendra un sommet international sur l'économie et la transition énergétique. Face à cette nouvelle opération de marketing vert, des habitant.e.s de territoires en lutte - de Bure à Roybon en passant par Notre Dame des Landes, des collines aveyronnaises, en passant par le plateau de Millevaches, à la ceinture maraîchère dijonnaise ou les côtes du finistère - se sont regroupé.e.s pour une déclaration commune. Il s'agit de rendre visible - avant, pendant et après le sommet - la manière dont le gouvernement Macron poursuit en réalité un ensemble de projets d'amènagement destructeurs et nuisibles. Cette déclaration met en avant la vitalité des résistances en cours face à ces projets mortifères et porte un calendrier commun tout au long du mois de décembre pour continuer à densifier ces luttes.

Vous trouvez ci-dessous la déclaration et le calendrier commun avec leurs premiers signataires.

# Déclaration commune d'habitant.e.s de territoires en lutte face au sommet climat du 12 décembre à Paris

Urgence dans les territoires comme dans la rue !

Habitant.es de zones menacées ou à défendre, nous nous sommes réuni.es à plusieurs reprises pour décréter ensemble un mois d'urgence des luttes de territoire. En effet, le mois de décembre qui approche risque fort de recouvrir un sens particulier pour nous, à au moins deux titres.

D'abord, ce sera l'occasion pour le gouvernement Macron - le 12 décembre - de célébrer les deux ans de la farce tragique que fut la COP21. Nul doute que notre Banquier national se fera une joie de se revendiquer héritier de l'accord sur le climat, et de se poser en champion incontesté de la "croissance verte", à peine un mois après avoir soutenu publiquement un projet destructeur de mine d'or en Guyane, et pris position, par la voix de son ministre, en faveur de l'enfouissement des déchets radioactifs.

De la COP 21, nous retenons pour notre part l'amertume d'avoir vu les principaux responsables du saccage climatique se rassembler impunément fin 2015 et prétendre avoir les solutions à leur propre folie, et la colère d'avoir vu nos manifestations interdites sous couvert d'état d'urgence. Mais nous nous rappelons aussi l'arrivée à Versailles et la joie débordante d'une tracto-vélo venue de Notre-Dame-des-Landes et rendant superflue commune après commune l'application stricte de ce nouveau régime d'exception…

Deux ans plus tard, le souvenir de ces convois venus de l'Ouest, mais aussi de l'Est et du sud-Est est encore bien vivace, d'autant plus que décembre 2017 pourrait bien être un mois charnière dans la lutte contre le projet d'aéroport. Il verra en effet se clore la "médiation" à l'issue de laquelle le gouvernement devrait statuer sur le sort de Notre-Dame-des-Landes. Qui sait, alors, si nous ne devrons pas retourner chercher les bâtons que nous avions plantés symboliquement près de la ferme de Bellevue en octobre 2016 pour, de nouveau, défendre la ZAD ? Qui sait si, en cas d'abandon, Notre-Dame-des-landes ne servira pas à faire mieux accepter une expulsion violente du Bois Lejuc, à Bure, ou de la forêt occupée de Roybon ? Quelque part dans ce champ de possibles, un moment historique se jouera dans tous les cas et nous nous tenons prêt.es à le saisir au vol.

L'heure de la convergence

C'est donc depuis ce double contexte que nous parlons, et que nous prétendons mettre le doigt sur ce qui, au-delà de la singularité de nos luttes, nous tient ensemble et nous anime. Quoi de commun en effet entre un éco-quartier à Dijon, un aéroport à Notre-Dame, une poubelle nucléaire à Bure, un transformateur électrique à Saint-Victor, une usine à pellets sur le plateau de Millevaches, une centrale à Biomasse à Gardanne, des forages miniers en pleine forêt amazonienne, une autoroute à Strasbourg, une autre entre Saint-Étienne et Lyon, une usine à gaz à Landivisiau, des mines en Centre Bretagne, de l'extraction de sable en baie de Lannion, etc. ? Sans doute beaucoup plus qu'il n'y paraît, en réalité.

En bloquant des logiques d'aménagement capitaliste du territoire, nous partageons au moins un certain amour des bocages, des montagnes, des plateaux, des plages, de la mer et des forêts. Nous partageons aussi une volonté de réappropriation de savoir-faire divers et, à travers eux, une intuition de ce que serait une vie plus indépendante des logiques de contrôle et de profit. Enfin, nous avons en commun d'être aux prises avec un certain type de discours écologique institutionnel, tel que celui porté par la COP21 : celui-là même qui maquille l'accumulation énergétique en "transition", qui promeut le nucléaire comme une énergie décarbonée donc "propre", qui verdit grossièrement aéroports et Center Parcs pour les rendre acceptables, qui vend sous les termes de smart et de green une dépossession totale de nos vies par des métropoles devenues intelligentes et connectées.

C'est assez pour nous convaincre de la possibilité d'une déclaration commune et de la nécessité d'un calendrier commun. Et c'est pourquoi nous, habitant.es de divers territoires en lutte, affirmons :

  • que nous ne sommes pas dupes des grand-messes environnementales et de leurs commémorations ;
  • que nous lutterons partout contre la destruction des terres agricoles et des forêts, que ce soit à la campagne (comme à Bure, à Roybon, à NDDL ou sur le plateau de Millevaches), autour des villes (comme à Strasbourg ou Gonesse) ou dans leur sein même (comme à Dijon) ; • que le gouvernement ne se débarrassera pas discrètement de la question de NDDL, et que c'est sous notre regard et à portée de nos voix qu'il devra se prononcer ;
  • qu'en cas de maintien de l'aéroport, nous sommes encore prêt.es à venir défendre la ZAD depuis nos territoires respectifs ; • qu'en cas d'abandon, celui-ci ne sera ni la pilule faisant accepter d'autres projets, ni une vitrine sympathique pour l'expulsion violente d'autres zones occupées. Nous appelons à la plus grande vigilance quant à la situation à Bure et à Roybon, tout au long de l'hiver!

Nous nous affirmons donc solidaires les un.es des autres, et prêt.es à nous soutenir mutuellement tout le long du mois de décembre et au-delà!

Calendrier commun des territoires en lutte :

  • 2 décembre : Manifestation à Saint-Affrique contre le transformateur électrique RTE de Saint-Victor-et-Melvieu (plus d'infos : douze.noblogs.org)
  • 6 - 12 décembre : pour la Saint-Nicolas, appel de Bure à une semaine d'actions décentralisées en réaction aux annonces d'Hulot. (plus d'infos : burestop.eu / vmc.camp)
  • 9 décembre : Manifestation sur le plateau de Millevaches contre l'usine à pellets de Carbon Ingen'r Bugeat Viam (CIBV) (contact : biomasexsecritique@rexiseup.net)
  • 16 décembre : Fête de la forêt de Roybon (plus d'infos : zadroybon.wordpress.com)

Pour des événements annoncés ultérieurement, il sera possible de consulter tout au long du mois de décembre l'agenda de zad.nadir.org , entre autre.

En parallèle de ce calendrier, d'autres événements organisés par ailleurs:

  • 8 décembre : Journée européenne contre les Grands Projets Inutiles et Imposés (événements à Lyon, Nièvre, Toulouse, le Havre...)
  • 10 décembre : Tribunal des peuples à Paris (plus d'infos : pasuneurodeplus.info)
  • 12 décembre : Actions à l'occasion de l'anniversaire de l'accord de Paris : sommet climatique à l'île Seguin

Premiers Signataires :

  • AVEYRON = L'Amassada (cabane et mouvement de lutte contre le transfo aux mille éoliennes)
  • BRETAGNE = Grain de sable dans la machine (baie de Lannion) / Collectif Monts d'Arré
  • BURE = Plein de chouettes hiboux de Bure / Bure Stop 55 / L'EODRA (association d'élus opposés à Cigéo - Bure) / CEDRA (Collectif haut-marnais contre l'enfouissement)
  • CENTER PARCS = Center Parcs Ni Ici Ni Ailleurs (coordination contre les Center Parcs de Roybon, de Poligny et du Rousset) / Des habitant.es de la forêt de Roybon / comité de rédaction de De Tout Bois (revue de lutte contre le Center Parcs de Roybon) / Assemblée d'opposant.es à Center Parcs (Jura) / Collectif jurassien d'opposant.es à Center Parcs / Collectif Geai du Rousset 71 / Groupe libertaire 71 / SOS Forêt Franche-Comté
  • CÉVENNES = Bogues
  • DIJON = Quartier libre des Lentillères
  • LYON = Collectif ZAD Lyon
  • MONTAGNE LIMOUSINE / PLATEAU DE MILLEVACHES = Collectif Biomasse critique
  • NDDL = Des habitant.es de la zad et opposant.es à l'aéroport de nddl et son monde
  • SAINT-ETIENNE = Assemblée de lutte contre l'A45... et plus encore

Document au format PDF:

Source : message reçu sur squats-fr le 21 novembre 18h


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Appel à perturbation du sommet Climat-Finance du 12 décembre 2017

« Il est trop tard pour mentir »

Le sommet se tiendra sur l'Ile Seguin, Boulogne Billancourt.
Lieu(x) exacts des rv militants à préciser.

Nous ne vous apprendrons rien: les derniers rapports scientifiques s'entassent pour faire état d'une destruction environnementale sans précédent: changements climatiques, sixième extinction de masse, pollutions massives, scandales sanitaires à la pelle. Ces bouleversements ont déjà de nombreux impacts sur l'équilibre de vie des populations et sur notre planète. Le lien entre ces dégradations et le modèle économique capitaliste ne peut plus être nié.

Pourtant, le 12 décembre se réuniront à l'initiative d'Emmanuel Macron, des chefs d'état, des multinationales pour discuter du changement climatique. LOL. Un énième exemple d'un greenwashing mis en oeuvre depuis son élection et son « Make The Planet Great Again ».Face à Donald Trump, Emmanuel Macron a bien compris qu'un peu de comm suffisait pour se faire passer pour un super héros du climat malgré sa politique néo-libérale décomplexée. Ses grandes annonces sur les politiques écologiques se sont notamment accompagnées du renoncement à stopper ou à renégocier l'accord climaticide de commerce et d'investissement entre le Canada et l'Union Européenne (CETA), de multiples et graves reculs sur le nucléaire (Bure, échéance pour la réduction de la part du nucléaire français à 50%), les pesticides, les énergies renouvelables et la transformation du secteur agricole (arrêt des aides au bio).

Dans le même temps, celui-ci octroyait plus de libertés aux multinationales. Sa tolérance, sinon son encouragement, envers l'évasion fiscale et son copinage avec les lobbies industriels est une affaire bien connue. Le gouvernement permet aujourd'hui à ces mêmes multinationales de continuer leurs exploitations et de développer de nouvelles activités extractives (énergies fossiles, métaux) en Europe et à l'étranger et participe même souvent à leur financement. Ces entreprises comme Total, implantées un peu partout dans le monde, sont par ailleurs l'une des faces les plus dissimulées d'un néocolonialisme toujours aussi ancré dans le système capitaliste actuel. En dépit de toutes les prétentions de ces entreprises, leurs pratiques seront toujours anti-écologiques tout comme elles seront toujours racistes et anti-sociales. C'est d'ailleurs la nature même de notre système économique que d'œuvrer en faveur des plus riches en accroissant sans cesse les inégalités entre les populations, de même qu'entre les habitant.e.s d'un pays soumis à une précarisation grandissante à coups d'ordonnances, de réformes sur le code du travail, diminution des aides aux associations, casse du logement social, suppression de l'ISF, augmentation de la CSG, et d'une répression de plus en plus forte. Le défi écologique est donc un défi hautement politique, qui ne peut être traité comme un enjeu déconnecté de l'économie capitaliste.

Ce 12 décembre, Emmanuel Macron prétend donc organiser avec ces mêmes acteur.trice.s un sommet pour verdir l'économie. Au chaud dans l'enclos de l'île Séguin, îlot des anciennes usines Renault à Boulogne-Billancourt, coupé des réalités du plus grand nombre, ces puissances se proposeront de statuer sur les solutions du futur. Les solutions qu'elles proposeront seront toujours insuffisantes, parce que parties prenantes d'un système fondamentalement basé sur la domination à tous les niveaux. Elles n'évoqueront ainsi ni la question des migrations climatiques, ni le racisme environnemental qui soumet pays et populations marginalisées et dominées aux manifestations les plus violentes des catastrophes écologiques actuelles. La question n'est pas seulement de limiter le CO2 dans l'atmosphère, dont les émissions sont reparties effectivement à la hausse, mais de s'adresser plus précisément aux multiples urgences créées par la quête d'une croissance infinie. Une transformation en profondeur de notre société ne pourra se réaliser sans une convergence des luttes.

Nous nous prononçons donc contre les violences qui émanent de ces mêmes acteurs, qu'elles soient antisociales, racistes, anti-migrants, sexistes, LGBTIphobes, ... Développer ensemble un autre imaginaire, une autre vision où le bien-être humain ne se résumerait pas à l'adhésion aux principes économiques et éthiques dictés par celleux qui dirigent nos sociétés pour leurs propres bénéfices passera notamment par ces alliances. Nous appelons donc différentes organisations, groupes et individu.e.s avec leurs revendications à nous rejoindre pour penser ensemble différentes actions de perturbation de ce sommet du 12 décembre. Parce qu'il n'est jamais trop tard pour résister, échapper au marasme ambiant et pour construire ensemble des conditions d'existences collectives qui ne seraient basées ni sur la domination des êtres vivants humains et non-humains, ni celle de leur environnement. Par ailleurs cet appel s'inscrit dans la même démarche que l'appel à action autour du 6 décembre contre Nicolas Hulot, les nucléocrates et leur monde de merde (https://manif-est.info/Bure-Appel-a-actions-d…)

Cet appel à actions de perturbation s'inscrit dans la diversité des tactiques. Il nous semble indispensable, pour que chacun.e.s se sente libre et en sécurité, que chacun.e.s respecte les limites des autres. Pour cela, nous souhaitons mettre en place un concept de répartition géographique à discuter entre les différentes formes d'action et éventuellement sensibilités de chacun.e.s.

Si vous souhaitez participer à la conception ou simplement aux actions de perturbation du 12 décembre, merci de vous inscrire ici : https://framaforms.org/participation-il-est-t…

L'inscription n'est bien sûre pas obligatoire si vous souhaitez monter votre action en autonomie mais elle est conseillée afin d'éviter que des tactiques différentes se superposent et se gênent sur un même lieu à un même endroit.

Pour plus d'info écrire à toolatexetolie@riseuexp.net

Lien : https://paris.demosphere.eu/rv/58480
Source : https://framaforms.org/participation-il-est-t...
Source : message reçu le 21 novembre 17h
Source : message reçu le 23 novembre 17h


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One Planet Summit - Nouveau rapport Attac : « La finance verte est-elle vraiment verte ? »

A l'occasion du One Planet Summit organisé par Emmanuel Macron le 12 décembre, Attac France publie un nouveau rapport intitulé « La finance verte est-elle vraiment verte ? ». L'analyse du fonctionnement du marché des obligations vertes montre que ce nouvel instrument financier n'apporte pas assez de garantie et ne permet pas d'exclure le financement de projets qui ne sont pas climato-compatibles. Nous appelons les pouvoirs publics à réguler en urgence le marché et à agir pour rendre l'ensemble du marché obligataire mondial « vert ».

« Mettre la finance publique et privée au service de l'action climat », telle est l'ambition affichée par Emmanuel Macron pour le One Planet Summit organisé ce mardi 12 décembre, deux ans jours pour jour après l'Accord de Paris validé lors de la COP 21. Compte tenu de la faiblesse persistante des financements internationaux, régionaux et nationaux en faveur de la transition écologique et des politiques de lutte contre les dérèglements climatiques, l'enjeu est de taille.

Le rapport qu'Attac France publie analyse le cas spécifique des obligations vertes et des obligations climat, un marché souvent présenté comme l'exemple le plus abouti du « verdissement de la finance ». Rappelant d'abord que ce marché, bien qu'en croissance exponentielle, ne représente que 0,1% du marché obligataire mondial, soit une goutte d'eau au milieu d'un océan de finance « non verte », le rapport montre toutes les limites des dispositifs volontaires et non contraignants qui prétendent organiser ce nouveau marché.

« L'absence de définition claire et précise de ce qu'une obligation verte peut et ne peut pas financer empêche de distinguer celles qui sont compatibles avec l'environnement ou le climat de celles qui ne le sont pas » affirme Maxime Combes, auteur du rapport. « Les obligations vertes levées par la multinationale de l'énergie Engie pour des projets écologiquement et socialement controversés en Amazonie, par Mexico pour construire un nouvel aéroport, par la multinationale pétrolière Repsol pour prolonger la durée de vie de ses raffineries et usines chimiques ou encore par la Pologne pour se payer à peu de frais une opération de greenwahing étatique, illustrent parfaitement les faiblesses intrinsèques du marché des obligations vertes », poursuit-il.

Attac France appelle donc les pouvoirs publics à réguler en urgence le secteur et à suivre les préconisations du rapport : mise en œuvre d'un standard européen garanti par le régulateur public, prise en compte de la qualité de l'émetteur pour éviter les opérations de greenwashing, exclusion d'un certain nombre de secteurs (énergies fossiles, nucléaire, grands barrages, incinérateurs, etc) et introduction de dispositifs de transparence, vérification et sanction sont le minimum exigible pour parler de « finance verte ».

« Shifting the trillions » affirment les pouvoirs publics et les acteurs financiers pour expliquer que les nouveaux instruments de la finance verte, dont les obligations vertes, seraient en mesure de financer la transition énergétique mondiale. A l'heure où les investissements mondiaux dans les énergies fossiles sont encore trois fois plus importants que ceux dans les énergies renouvelables, l'enjeu n'est pourtant pas de promouvoir un tout petit marché des obligations vertes, mais bien de rendre l'ensemble du marché obligataire mondial climato-compatible : on en est malheureusement très loin.

Désireux de « faire de Paris la capitale de la finance verte et durable », Emmanuel Macron, le gouvernement et la place financière de Paris ont donc du pain sur la planche : pas un euro de plus pour les énergies du passé, tel est le message que nous délivrerons, avec de nombreuses autres organisations mobilisées face à l'urgence climatique, ce mardi 12 décembre matin.

Communiqué Attac du 8 décembre

Rapport en fichier PDF : rapport finance vertevf.pdf

Source : http://attacpoitiers.hautetfort.com/archive/2...

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Bon sens et mascarades

Par Anonyme, le 12/12/2017 à 10:54

Merci aux analystes posés qui depuis des décennies pensent global et futur pour lancer des actions locales proches de la réalité. Quand stopperons-nous ces grands-messes stériles qui ne servent qu'à flatter les ego de celles et ceux qui visent seulement à inscrire des phrases creuses dans le Grand Livre de notre Histoire globale ?